Nouveau rebondissement dans le feuilleton brûlant autour de la finale de la CAN 2025. Saisi par la Fédération sénégalaise, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a officiellement confirmé la réception de la plainte et décidé d’en examiner le fond. Une démarche qui change immédiatement la donne : l’application de la décision rendue par la Confédération africaine de football est, de fait, suspendue dans l’attente du verdict final.
Pour rappel, la Commission d’appel de la CAF avait déclaré le Sénégal forfait et attribué la victoire au Maroc sur le score de 3-0. Cette sanction faisait suite à la réclamation marocaine concernant le déroulement de la rencontre, marquée notamment par la sortie temporaire des joueurs sénégalais du terrain avant leur retour pour poursuivre le match.
Désormais, le dossier quitte le terrain strictement continental pour entrer dans l’arène juridique internationale. Le TAS devra trancher ce litige majeur, basé notamment sur l’interprétation des articles 82 et 84 du règlement de la compétition, utilisés par la CAF pour motiver sa décision. C’est précisément cette interprétation qui est aujourd’hui contestée par la partie sénégalaise.
En attendant, aucune mesure liée à la sanction ne devrait être appliquée. Une situation qui plonge les deux camps dans l’expectative, alors que l’issue de cette procédure pourrait redéfinir les standards disciplinaires du football africain.
La décision initiale de la CAF a déclenché une onde de choc. Plusieurs voix influentes ont exprimé leur incompréhension, dont celle de Claude Le Roy. L’ancien sélectionneur a dénoncé une décision portant atteinte à la crédibilité du football africain, tout en pointant du doigt la gouvernance des instances, citant notamment Gianni Infantino et Patrice Motsepe.
Du côté de Dakar, la réaction a été immédiate. La Fédération sénégalaise de football a qualifié la sanction de « sans précédent » et « inacceptable », estimant que cette affaire dépasse le cadre sportif et menace l’image globale des compétitions africaines.
Avec l’entrée en scène du TAS, le bras de fer entre le Sénégal et le Maroc entre désormais dans une phase décisive. Le verdict final pourrait faire jurisprudence et marquer un tournant dans la gestion des litiges majeurs du football africain. Le continent retient son souffle.
Conste SUNDAY