Acteur clé de la participation historique du Bénin à la CAN 2019 en Égypte, Jodel Dossou est déterminé à revivre cette expérience. Membre du groupe qui a décroché la qualification pour la CAN 2025 au Maroc, le « TGV » béninois s’est exprimé sur le tirage au sort du Bénin lors d’un entretien ce lundi 10 février.
Un bon tirage pour le Bénin
Malgré les critiques sur son faible temps de jeu et son instabilité au sein de plusieurs clubs, Jodel Dossou continue de jouir de la confiance du sélectionneur des Guépards du Bénin, Gernot Rohr. L’ailier droit de 32 ans, qui évolue actuellement au SC Toulon en National 2 (quatrième division), reste un élément clé de la sélection. Pour lui, le tirage au sort de la CAN 2025 au Maroc ne constitue pas une grande surprise. Confiant, il estime que le Bénin a les moyens de tirer son épingle du jeu dans ce groupe D, aux côtés du Sénégal, de la RDC et du Botswana.
»On ne pourrait pas espérer mieux. Je crois que c’est un bon tirage pour nous. Je pense qu’il y a pire. On connaît bien le Sénégal, on connaît bien la RDC, demi-finaliste de la CAN dernière. On a connu cette équipe pour l’avoir déjà jouée. On sait qu’ils ont de très bons joueurs, ils ont de très bonnes individualités. Mais ce qui est là, c’est que le groupe est ouvert », déclare t-il avec assurance. Il poursuit : « Comme je l’ai dit, il n’y a plus de petite équipe en Afrique actuellement. Nous, on connaît nos limites, on connaît nos points forts. On va rester sur nos acquis. Nos acquis, c’est la solidarité dont on fait preuve depuis quelques mois. On a retrouvé cette solidarité qu’on avait en 2019.Je crois que ça ferait partie de nos bagages qui pourraient nous aider à venir à bout des équipes de notre groupe ».
Un mental très fort, le secret de JD
S’il y a un joueur qui a récemment essuyé de nombreuses critiques, c’est bien Jodel Dossou. Cependant, le natif de Dassa-Zoumè a su faire taire ses détracteurs. Il dévoile les raisons de ce revirement de situation tout en partageant quelques conseils aux plus jeunes.
»Le football, ça va très vite. Tu peux être au sommet et redescendre aussi très vite. Mais il y a des moments comme ça dans la vie d’un footballeur. Du coup, il ne faut jamais baisser les bras. Il faut travailler, il faut être costaud dans la tête surtout. Il faut se trouver des personnes très bien et ne pas prendre des côtés négatifs.
Quid de la retraite internationale ?
Quart de finaliste de la CAN 2019, Jodel Dossou représente aujourd’hui un cadre par rapport aux nouveaux venus. Un rôle qu’il assume très bien : « J’essaie d’accompagner les jeunes qui sont au sein de l’équipe. J’essaie de leur donner des conseils et aussi apporter ma petite expérience au groupe ».
L’ancien pensionnaire de Ligue 1 française sous les couleurs du Clermont Foot n’est pas encore prêt pour faire ses adieux à la sélection : « Quand le sélectionneur national a besoin de moi, j’essaie de donner le meilleur de moi-même pour lui redonner la confiance qu’il a en moi », a t-il fait savoir dans l’émission Canal Sport sur Canal 3.
» Je pense que cette union qu’on est en train de former entre les jeunes et les anciens, ça se passe très bien. Maintenant, c’est à nous aussi, petit à petit, de laisser la place aux jeunes. Mais on a encore du chemin à faire. Je n’ai que 32 ans. Je n’ai pas encore atteint l’âge de raccrocher pour le moment. À moi, maintenant, de prouver à moi-même que je peux atteindre encore mes limites », a t-il ajouté.
Martial Sehomi