Le Cameroun, pays de football par excellence sur le continent, voit son statut historique menacé. Fort de huit participations à la Coupe du Monde, record pour une nation africaine, les Lions Indomptables pourraient manquer le rendez-vous planétaire de 2026, prévu aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Pourtant, avec l’élargissement du quota africain à 9 tickets directs (voire 10 via les barrages intercontinentaux), beaucoup pensaient la route plus ouverte. Mais la réalité des éliminatoires est tout autre. À deux journées de la fin, les Camerounais occupent seulement la 2ᵉ place du groupe D avec 15 points, derrière un Cap-Vert impressionnant, solide leader à 19 points.
Brys dos au mur

Le sélectionneur belge Marc Brys est plus que jamais sous pression. Sa liste, attendue comme une arme décisive, sera scrutée à la loupe par un public impatient et inquiet. Le premier défi est capital : un déplacement périlleux face à l’Île Maurice le 8 octobre 2025. Loin de Yaoundé, où ils sont généralement plus à l’aise, les Lions devront montrer un visage conquérant. La victoire est impérative, sous peine de dire adieu à leurs rêves de Mondial.
Ensuite viendra un choc brûlant à domicile face à l’Angola. Deux finales, deux marches à gravir, mais même un sans-faute pourrait s’avérer insuffisant : il faudra aussi compter sur un faux pas du Cap-Vert pour espérer voir les Lions rugir au Mexique, au Canada et aux États-Unis.
Les Lions au pied du mur
Pour les supporters, l’idée d’un Mondial sans le Cameroun paraît presque impensable. Après tout, c’est ce pays qui a ouvert tant de portes pour l’Afrique, de la légende de Roger Milla en 1990 à la victoire historique sur le Brésil en 2022. Mais cette fois, rien n’est garanti.
Entre espoir, pression et incertitude, les prochaines semaines seront décisives. Le Cameroun joue plus qu’une qualification : il défend son honneur, son histoire et son statut de pionnier du football africain.
La Rédaction