Pour sa grande première au Stade Vélodrome, Habib Beye ne pouvait rêver plus intense. Un Olympico brûlant face à l’Olympique Lyonnais, un adversaire qui comptait cinq points d’avance au coup d’envoi, et une obligation de résultat dans la course au podium. Le décor était planté. Et le scénario ? Totalement renversant.

Mené à deux reprises, l’Olympique de Marseille a puisé dans ses ressources mentales pour s’imposer 3-2 au terme d’un combat haletant. Une victoire au caractère, à l’image de son nouveau coach.
Un pressing étouffant et des convictions assumées
Face aux médias, Habib Beye n’a pas caché sa satisfaction :
« On a mis beaucoup de qualités dans notre match. Je regarde cette équipe de Lyon très souvent et ils ont beaucoup de qualités sur la sortie de balle. Aujourd’hui, ils n’ont pas été capables de sortir le ballon de leur camp. On a récupéré beaucoup de ballons. »
Le plan était clair : pressing haut, verticalité et agressivité dans le contre-pressing. Malgré une entame compliquée « On a été cueilli à froid » l’OM n’a jamais dévié de sa ligne de conduite. Concentration, intensité et efficacité ont fini par faire basculer la rencontre.
Un hommage élégant à Roberto De Zerbi
Dans l’euphorie, le technicien marseillais n’a pas oublié de saluer le travail de son prédécesseur, Roberto De Zerbi :
« Mon prédécesseur a mis beaucoup de qualités dans cette équipe. On est là pour apporter de nouveaux éléments, pas pour déconstruire. »
Beye assume sa touche personnelle plus de verticalité, plus de contre-pressing, moins de gestion tout en reconnaissant l’héritage laissé. Un discours rassembleur, loin de toute rupture brutale.

HABIB BEYE
Une émotion à la hauteur du Vélodrome
Habib Beye connaît la maison. Mais vivre un Olympico sur le banc change tout :
« Quand tu es l’entraîneur, c’est tout le club, tout le groupe. L’émotion était énorme. Ce stade en général, et le scénario est parfait pour nous ce soir. »
Une première victoire, un rival direct renversé, un public conquis.
Le Vélodrome a vibré, et l’OM version Beye a envoyé un message clair : la bataille pour le podium est relancée.
Conste SUNDAY