Présent en tribunes pour assister à la lourde défaite des Guépards face au Sénégal (0-3), l’ancien gardien international béninois Fabien Farnolle n’a pas caché sa déception, tout en saluant l’opportunité offerte à son fils de découvrir la sélection nationale en direct.
Dans une réaction à la fois passionnée et lucide, l’ex-portier des Ecureuils dresse un constat sévère du rendement collectif de l’équipe béninoise.
« Aucune connexion entre les joueurs », regrette-t-il d’entrée, pointant un manque criant de cohérence dans le jeu.
Un contenu de jeu jugé insuffisant
Sur le plan tactique, Fabien Farnolle affirme n’avoir « rien vu de pertinent », tandis que l’aspect technique lui a semblé trop fragile pour rivaliser avec une équipe sénégalaise bien en place et nettement supérieure.
L’ancien international estime que l’apport de joueurs d’expérience aurait pu faire la différence dans un match de ce calibre :
« J’aurais aimé voir un Kiki pour son expérience du haut niveau, ainsi que Matteo… »
Des individualités en difficulté
Toujours dans son analyse, Farnolle souligne que plusieurs joueurs offensifs ont été « trop esseulés », citant Junior, Tosin et Steve, souvent livrés à eux-mêmes, faute de soutien collectif et de transitions efficaces.
La défense et le milieu de terrain n’ont pas non plus échappé à la critique :
« Ils n’ont pas été à la hauteur », tranche-t-il, évoquant notamment une mauvaise relation entre les lignes.
Une note positive : Marcel Dandjinou
Dans ce tableau sombre, une éclaircie : le gardien Marcel Dandjinou, salué pour sa volonté de relancer proprement depuis l’arrière.
« Marcel a été très joueur en essayant de ressortir court et propre », reconnaît Farnolle, même si ces efforts n’ont pas suffi à compenser les lacunes collectives.
Encouragements malgré tout
Malgré la frustration et les critiques, l’ancien international conclut sur une note de respect et d’encouragement envers le groupe :
« Malgré tout… bravo à tous », preuve d’un attachement intact à la sélection nationale.
Fréjus FIOSSI