Ce week-end, la scène survenue au stade de Kraké, où notre confrère Marcel Feli a été violemment pris à partie lors du match Uss Kraké vs Coton FC, est un nouvel épisode désolant qui vient ternir l’image de notre football. Sous des prétextes absurdes et infondés, il a été empêché d’exercer son métier, agressé et dépouillé de son matériel.
Et pourtant… combien connaissent réellement les conditions dans lesquelles travaillent ces preneurs d’images ? Ils sillonnent les stades, souvent sans aucune rémunération, avec pour seul objectif de valoriser notre football et de promouvoir les efforts des acteurs du championnat. Ce sont ces professionnels dévoués qui offrent chaque semaine des images de qualité, permettant à nos clubs d’exister sur les réseaux sociaux et de séduire sponsors et supporters.
Malheureusement, au lieu de gratitude et de respect, certains reçoivent insultes, menaces, voire violences physiques. Rappelons qu’il est rare de trouver dans les cellules de communication des clubs locaux de véritables photographes professionnels. Ceux qui s’y investissent le font par passion et patriotisme.
Il est temps que cela cesse. La violence envers les médias sportifs est une violence faite au développement même de notre sport. Ces comportements rétrogrades n’ont pas leur place dans un football qui aspire à grandir et à rayonner à l’international.
Nous appelons les dirigeants, les supporters et toutes les autorités sportives à protéger ces acteurs de l’ombre qui, à leur manière, participent à écrire l’histoire de notre football.
Respect, reconnaissance et protection : voilà ce que méritent nos photographes sportifs !
Le football béninois ne pourra grandir qu’avec la contribution de tous, dans le respect de chacun.
Conste Sunday
C’est triste et honteux pour notre championnat