C’est un véritable coup de tonnerre qui a retenti à Libreville, alors même que la Coupe d’Afrique des Nations se poursuit au Maroc. Quelques heures seulement après la troisième désillusion consécutive des Panthères du Gabon dans la compétition, le gouvernement gabonais a frappé fort, prenant des décisions inédites et radicales.
Dans un communiqué solennel lu sur la chaîne nationale de télévision, les autorités ont annoncé la dissolution immédiate du staff technique, la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que la mise à l’écart de deux cadres emblématiques, Bruno Ecuélé Manga et Pierre-Emerick Aubameyang.
« Considérant les effets multiformes aux antipodes des valeurs d’éthique et d’exemplarité prônées par la Ve République, le gouvernement décide de la dissolution du staff technique, de la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre (…) », a précisé le communiqué officiel.
Une décision lourde de sens, qui intervient dans un contexte de profonde déception populaire. Les prestations jugées insuffisantes des Panthères, combinées à des tensions internes persistantes, auraient fini par convaincre les autorités de passer à l’acte. Pour le gouvernement, il s’agit clairement de restaurer la discipline, l’exemplarité et la crédibilité du football gabonais.
Plus encore, l’exécutif a invité la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) à assumer pleinement ses responsabilités, ouvrant la voie à une refondation en profondeur du système de gestion du football national.
Cette annonce constitue sans doute la première « décision forte » issue du récent Conseil des ministres, marquant un tournant dans la gouvernance du sport au Gabon. Reste désormais à savoir quelles seront les prochaines étapes : restructuration, nouvelles orientations techniques ou réforme institutionnelle plus large.
Une chose est certaine : le football gabonais entre dans une zone de turbulences, avec l’espoir que ce choc provoque enfin l’électrochoc tant attendu par les supporters des Panthères.
Fréjus FIOSSI