Solide, patient et chirurgical dans les moments décisifs, le Nigeria a conclu sa campagne à la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies 2025 sur le podium. À Casablanca, les Super Eagles ont dominé l’Égypte (0-0, 4-2 t.a.b.) au terme d’un match âprement disputé, où le gardien Stanley Nwabali a endossé le costume de héros.
Une bataille tactique, peu d’occasions
La petite finale a tenu ses promesses d’intensité. Organisées et prudentes, les deux équipes se sont longtemps neutralisées. Côté égyptien, Mohamed Salah a tenté de forcer la décision, notamment sur une déviation au premier poteau et une reprise consécutive, sans succès face à un Nwabali impérial. Le Nigeria a cru ouvrir le score avant la pause, mais la VAR a annulé une tête d’Akor Adams pour une faute préalable.
Au retour des vestiaires, Ademola Lookman a vu un but refusé pour hors-jeu. Malgré quelques frappes lointaines de Raphael Onyedika et Moses Simon, le verrou égyptien n’a pas cédé. Direction la séance des tirs au but.
Nwabali, le mur
La loterie a d’abord souri à l’Égypte avec l’arrêt d’Ouba Shobeir sur la tentative de Fisayo Dele-Bashiru. Mais Nwabali a renversé la vapeur : deux arrêts d’affilée face à Salah puis Omar Marmoush, avant que la sérénité d’Akor Adams, Moses Simon, Alex Iwobi et Lookman ne scelle le sort de la rencontre. 4-2, le Nigeria décroche le bronze.
Les mots des acteurs
Homme du match TotalEnergies : Stanley Nwabali
« J’ai essayé de rester calme et de faire confiance à mon instinct. Cette victoire est celle du collectif. »
Hossam Hassan (Égypte)
« Un match équilibré. Les détails ont fait la différence. Les tirs au but font partie du football. »
Éric Chelle (Nigeria)
« Je ressens une immense fierté. Ce résultat s’inscrit dans un projet à long terme. Cette équipe a du caractère et un avenir prometteur. »
Cap sur l’avenir
En quittant le Maroc avec une médaille de bronze, le Nigeria engrange confiance et certitudes. L’Égypte, valeureuse mais battue à l’issue d’un duel serré, repart avec des enseignements précieux. À Casablanca, la soirée restera surtout celle de Nwabali — décisif quand tout se joue.
Fréjus FIOSSI