L’Olympique de Marseille a officialisé en pleine nuit la fin de sa collaboration avec Roberto De Zerbi. Arrivé en juin 2024, l’entraîneur italien ne sera finalement resté qu’un an et demi sur le banc phocéen.
Le début d’année 2026 tourne au feuilleton du côté de la Canebière. Deux jours après la lourde et humiliante défaite face au PSG dans le Classique (0-5), la direction marseillaise a tranché. Dans un communiqué publié ce mercredi 11 février, l’OM annonce « la fin de leur collaboration d’un commun accord » avec son coach.
Déjà fragilisé par la défaite aux tirs au but lors du Trophée des Champions, puis l’élimination en Ligue des champions en janvier, Roberto De Zerbi n’aura pas survécu à la débâcle du Parc des Princes. Un revers de trop pour un projet qui semblait pourtant solide il y a encore quelques semaines.
« Il a été décidé d’opter pour un changement à la tête de l’équipe première. Une décision collective, difficile, prise au terme d’une réflexion approfondie dans l’intérêt du club », précise le communiqué officiel de l’OM.
Une fin brutale malgré des chiffres solides
Si aucun trophée n’a été remporté — une disette qui dure depuis 2012 — Roberto De Zerbi quitte Marseille avec un bilan statistique plus qu’honorable. Vice-champion de France lors de sa première saison, il affiche surtout un taux de victoire de 56,5 %, faisant de lui l’entraîneur le plus performant de l’OM au XXIe siècle, devant Igor Tudor (56,3 %) et Jorge Sampaoli (53,7 %).
Avec 69 matchs dirigés, De Zerbi devient également le coach à la plus grande longévité sous l’ère Pablo Longoria, arrivé à la tête du club en février 2021. Un paradoxe pour un entraîneur dont l’aventure s’achève malgré des résultats globalement positifs.
Objectif Ligue des champions pour le prochain coach
Classé actuellement 4e de Ligue 1, l’OM joue encore gros cette saison. Le futur entraîneur aura pour mission principale de qualifier le club pour la prochaine Ligue des champions, tout en préparant un quart de finale de Coupe de France face à Toulouse, prévu le 4 mars.
Pablo Longoria s’apprête désormais à nommer son 8e entraîneur en cinq ans. Une nouvelle page s’ouvre au Vélodrome, dans un contexte toujours aussi instable, où la pression du résultat reste plus forte que jamais.
Fréjus FIOSSI