Le stade Alassane Ouattara d’Ebimpé sonnait presque creux ce vendredi, avec seulement 3 200 spectateurs disséminés dans ses 60 012 sièges. Mais qu’importe la faible affluence : l’ambiance était brûlante, portée par des supporters béninois dévoués venus pousser les Guépards vers la victoire.

Face au Zimbabwe, Gernot Rohr avait misé sur de nouvelles cartes. Rodolfo Aloko a été titularisé sur le flanc, tandis que Junior Olaitan se voyait offrir un rôle plus axial. Un choix audacieux qui a donné lieu à une première période serrée, marquée par une rude bataille au milieu de terrain. Les deux équipes ont eu leurs occasions, mais les gardiens ont sorti chacun une parade décisive pour préserver le 0-0 à la pause.

Au retour des vestiaires, tout s’est décanté. Sur un centre millimétré de Yohan Roche, Steve Mounié a jailli pour catapulter une tête imparable au fond des filets. Un but d’attaquant pur, digne d’un capitaine en mission. Avec cette 21e réalisation sous les couleurs nationales, l’avant-centre du Havre se rapproche encore un peu plus des légendes : une unité derrière Razack Omotoyossi (22 buts), et trois derrière Stéphane Sèssegnon (24 buts), meilleur buteur de l’histoire des Guépards.
La victoire (1-0) a été immédiatement dédiée à Razack Omotoyossi, disparu récemment. Le geste fort de Mounié en levant ses doigts vers le ciel pour former le chiffre 8, numéro fétiche de l’ancien international, a ému tout le public.

Trois points cruciaux dans la besace, le Bénin peut aborder la suite des éliminatoires avec confiance. Prochain défi : le Lesotho, ce mardi 9 septembre, au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan (19h locale, 20h à Cotonou). Un rendez-vous capital que les Guépards n’ont pas l’intention de manquer.
Le Bénin a rugi à Ebimpé, mais la chasse continue !
La Rédaction