La FIFA a annoncé, ce jeudi, la suspension de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT) avec effet immédiat, invoquant une « ingérence de tierces parties dans les affaires de la fédération ». Une décision aux conséquences lourdes pour le football congolais.
Cette sanction intervient après la destitution du président de la FECOFOOT, Jean Guy Blaise Mayolas, et de son comité exécutif par l’assemblée générale de la fédération en septembre dernier, en dépit des mises en garde de la FIFA. La situation s’est encore aggravée avec l’intervention du ministre des Sports, Hugues Ngouelondélé, dans ce bras de fer.
Les conditions de la FIFA pour lever la suspension
Pour que la FECOFOOT soit réintégrée, la FIFA exige le respect de quatre conditions :
1. La restitution complète du siège de la FECOFOOT, du centre technique d’Ignié et des autres infrastructures de la fédération.
2. L’abandon de toute tentative visant à modifier les signataires autorisés des comptes bancaires de la fédération.
3. L’annulation de toute décision confiant le contrôle de la FECOFOOT à une commission ad hoc.
4. Une coopération totale afin de permettre à la fédération de fonctionner sans ingérence extérieure.
Une élimination prématurée des Diables Rouges ?
Cette suspension a un impact immédiat sur l’équipe nationale congolaise. Les Diables Rouges devront déclarer forfait pour les deux prochaines journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, face à la Tanzanie et à la Zambie.
Déjà en grande difficulté avec trois défaites en autant de matchs, le Congo voit ses espoirs de qualification s’éloigner encore un peu plus. Ce nouvel obstacle compromet sérieusement la suite de son parcours dans ces éliminatoires.

La crise qui secoue la FECOFOOT fragilise l’ensemble du football congolais. Si la FIFA a fixé des conditions pour lever la suspension, leur application s’annonce compliquée. Reste à voir si les dirigeants congolais parviendront à sortir de cette impasse avant qu’elle n’ait des conséquences encore plus lourdes sur l’avenir du football national.
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