La nouvelle est tombée comme un couperet : neuf stades béninois sont officiellement écartés des compétitions professionnelles pour la saison 2025-2026, plongeant plusieurs clubs dans l’incertitude logistique à quelques semaines du coup d’envoi du championnat.
Dans une note officielle en date du 28 juillet 2025, la Fédération Béninoise de Football (FBF) a rendu publique la liste des enceintes non homologuées pour la saison à venir. Parmi elles, des stades emblématiques tels que le Stade de Parakou, René Pleven d’Akpakpa, Jean-Pierre Gascon de Pobè ou encore Charles de Gaulle de Porto-Novo. D’autres infrastructures comme celles de Tchaorou, Atchoukouma, le campus d’Abomey-Calavi, Kraké et Sèmè-Kpodji (Djeffa) subissent le même sort.
Pourquoi cette décision radicale ?
La FBF pointe deux principales raisons :
- Des travaux en cours, qui rendent certains stades inaccessibles ou non sécurisés (notamment à Parakou ou au René Pleven),
- Et surtout, le non-respect des critères minimaux exigés par la Ligue 1 et la Ligue 2, en matière d’aire de jeu, d’équipements sanitaires, de sécurité, d’accueil média et de confort pour les spectateurs.
Ultimatum lancé aux clubs
Les clubs impactés n’ont d’autre choix que de trouver un terrain de repli pour accueillir leurs adversaires à domicile. La Fédération leur accorde un délai jusqu’au 8 août 2025 pour soumettre leurs propositions de nouveaux stades. Passé ce délai, des sanctions pourraient être envisagées, allant de la délocalisation imposée à des mesures plus contraignantes.
Quel impact sur le championnat ?
Cette situation risque de chambouler la logistique des clubs et de créer un effet domino sur les supporters, certains clubs devant évoluer loin de leur base. Le manque de repères, l’éloignement géographique et les coûts additionnels pourraient peser lourdement sur leur performance sportive.
En attendant le verdict du 8 août, les regards sont tournés vers la FBF, qui espère à travers cette mesure faire avancer le chantier de modernisation des infrastructures sportives au Bénin. Une réforme douloureuse, mais sans doute nécessaire pour hisser le football béninois à la hauteur des ambitions nationales.
La Rédaction
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