L’aventure s’est arrêtée en huitième de finale pour les Guépards du Bénin. Battus 3–1 par l’Égypte, les hommes de Gernot Rohr quittent la CAN Maroc 2025 la tête haute, après un parcours honorable marqué par de l’engagement et de la combativité.
Dans cette soirée difficile, Jodel Dossou a été l’unique buteur béninois. À 33 ans, l’ailier expérimenté, l’un des derniers survivants de l’épopée mémorable de la CAN 2019 en Égypte — où les Écureuils avaient atteint les quarts de finale après avoir éliminé le Maroc — a une nouvelle fois répondu présent dans les grands rendez-vous.
Au micro de Canal+, l’émotion était palpable, mais le discours empreint de lucidité et de fierté :
« Je peux être fier de mes coéquipiers parce qu’on a tout donné. On s’est défendu comme on a pu jusqu’au bout. On espérait que ça pourrait suffire, mais dommage… Cette fois-ci, on sort en huitième de finale. C’est quand même la deuxième fois que le Bénin sort des poules et fait bonne figure à la CAN. Il y a de très bons jeunes derrière qui travaillent et qui reviendront beaucoup plus forts. »
Des mots forts, qui résonnent comme un passage de témoin. Sans l’annoncer explicitement, Jodel Dossou semble déjà tourner son regard vers l’avenir de la sélection, laissant entendre que son histoire avec les Guépards pourrait toucher à sa fin.
Symbole de courage, d’abnégation et de fidélité au maillot national, Dossou aura marqué son époque par sa vitesse, sa détermination et son sens du sacrifice. Son message se veut rassurant : le Bénin avance, et une nouvelle génération est prête à prendre le relais.
Si cette élimination laisse un goût d’inachevé, elle confirme néanmoins une réalité : les Guépards se sont installés durablement parmi les nations compétitives du continent. Et l’héritage laissé par des cadres comme Jodel Dossou restera une source d’inspiration pour les années à venir.
Fin d’un match, peut-être fin d’une ère… mais début de nouvelles ambitions.
Fréjus FIOSSI