Ils ont résisté, ils ont répondu, ils ont fait douter l’Égypte… mais l’expérience des septuples champions d’Afrique a fini par parler. Au terme d’un match intense et disputé jusqu’aux ultimes secondes de la prolongation, les Guépards du Bénin s’inclinent 3-1 face aux Pharaons, la tête haute et le cœur rempli de fierté.
La première période, pauvre en occasions franches, a surtout été marquée par une bataille tactique et un engagement physique de tous les instants. Béninois et Égyptiens se sont longtemps neutralisés, rentrant aux vestiaires sur un score nul et vierge (0-0), reflet d’un duel fermé et tendu.
Au retour des vestiaires, l’Égypte hausse le ton. À la 69e minute, Marwan Attia trouve l’ouverture et fait exulter les supporters égyptiens (1-0). Mais loin de plier, les Guépards rugissent. Poussés par une détermination sans faille, ils repartent à l’assaut et sont récompensés à la 82e minute : Jodel Dossou, opportuniste et inspiré, remet les pendules à l’heure (1-1). Le Bénin fait alors plus que résister, il bouscule la bande à Mohamed Salah et force la prolongation.
Dans le temps additionnel, l’expérience égyptienne fait la différence. À la 97e minute, Yasser Ibrahim, d’une tête imparable, redonne l’avantage aux Pharaons (2-1). Les Guépards jettent leurs dernières forces dans la bataille, refusant d’abdiquer. Mais à la 120e+3 minute, sur une contre-attaque éclair, Mohamed Salah scelle définitivement le sort du match (3-1).
Score sévère, scénario cruel, mais prestation admirable. Qui aurait imaginé que les Écureuils, métamorphosés en Guépards, pousseraient l’Égypte dans ses retranchements jusqu’à la prolongation ? Le Bénin a montré du caractère, de l’engagement et une vraie identité de jeu. Il a égalisé, combattu, et fait trembler un géant du football africain.
Battus, oui. Mais vaincus dans l’âme, jamais.
Les Guépards sortent de cette CAN grandis, respectés et porteurs d’espoir pour l’avenir.
Fréjus FIOSSI