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Journée mondiale de la photographie : Fréjus FIOSSI raconte les coulisses d’un métier de passion

Fréjus FIOSSI

À l’occasion de la Journée mondiale de la photographie, célébrée chaque 19 août, LeMiroir Magazine est allé à la rencontre de Fréjus FIOSSI alias LeMiroir, photojournaliste sportif béninois, pour évoquer son parcours, les réalités du métier, l’évolution de la photographie sportive au Bénin et les défis posés par l’intelligence artificielle.

Pour lui, la photographie sportive est avant tout une affaire d’instant et d’anticipation. « Il faut être capable d’anticiper ce qui va se passer, parce qu’en une fraction de seconde, une action peut changer complètement l’histoire d’un match », explique-t-il. Derrière chaque cliché se cachent ainsi la concentration, la patience, la maîtrise technique, mais aussi une bonne connaissance du sport et du jeu.

Un métier qui exige bien plus qu’un appareil photo

Être photographe sportif ne se résume pas à appuyer sur un déclencheur. Fréjus FIOSSI insiste sur la nécessité d’avoir « le sens de l’anticipation », de savoir se placer et surtout de comprendre le sport que l’on couvre.

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Mais au-delà de la technique, il y a l’émotion. Joie, déception, tension, célébration ou concentration : le photographe doit être capable de transformer ces instants fugaces en images capables de raconter une histoire.

Au Bénin, le secteur connaît d’ailleurs une évolution encourageante. De plus en plus de jeunes s’intéressent à la photographie sportive et cherchent à en faire une véritable profession. Pour Fréjus FIOSSI, la qualité des productions s’améliore, même si plusieurs défis restent à relever, notamment en matière de professionnalisation et de reconnaissance du métier.

« Une bonne photographie peut raconter une histoire »

Si les images occupent aujourd’hui une place centrale dans la communication sportive, leur production reste parfois sous-estimée. Le photojournaliste rappelle qu’une photographie peut « faire vivre un événement et même devenir une image historique ».

Derrière un cliché publié sur les réseaux sociaux ou dans un média se trouve pourtant tout un processus : déplacement, préparation du matériel, prise de vue, sélection, traitement et livraison. Un travail qui mérite, selon lui, davantage de considération de la part des clubs et des médias.

L’intelligence artificielle : une opportunité, pas un remplacement

Impossible aujourd’hui de parler de photographie sans évoquer l’intelligence artificielle. Pour le photojournaliste béninois, l’IA doit être considérée comme un outil d’accompagnement pouvant faciliter certaines tâches et améliorer la productivité.

Mais elle ne saurait remplacer la présence humaine sur le terrain.

« L’IA ne peut pas être présente à ma place au moment où un joueur marque un but, où un athlète franchit la ligne d’arrivée ou lorsqu’une émotion particulière se produit dans les tribunes », souligne-t-il.

Pour Fréjus FIOSSI, la réponse face à cette révolution technologique est donc l’adaptation. L’IA peut représenter une opportunité, mais la valeur de la photographie authentique demeure dans la réalité de l’instant capturé.

Le rêve d’immortaliser une page d’histoire des Guépards

Lorsqu’on lui demande quelle photographie il aurait aimé réaliser, mais qu’il n’a pas encore eu l’occasion de prendre, sa réponse est tournée vers le football béninois.

Son rêve : être derrière l’objectif lors d’un moment historique des Guépards du Bénin, qu’il s’agisse d’une qualification pour une Coupe du monde, d’un sacre à la CAN ou d’une victoire mémorable lors d’une phase finale de Coupe du monde.

Une image qui, au-delà du sport, pourrait devenir un symbole pour tout un peuple.

« Avoir un regard, raconter une histoire et saisir l’instant »

À l’endroit de la nouvelle génération, Fréjus FIOSSI livre un message simple : croire en sa passion, apprendre, pratiquer et accepter de progresser avec le temps.

Car pour lui, « la photographie, ce n’est pas seulement avoir un bon appareil. C’est avoir un regard, raconter une histoire et savoir saisir l’instant ».

En cette Journée mondiale de la photographie, le photojournaliste invite ainsi ses confrères et les jeunes passionnés à continuer de produire des images authentiques, fortes et porteuses de sens, dans un monde où les images sont devenues omniprésentes.

Par la photographie, un instant devient un souvenir. Et parfois, une image devient une partie de l’Histoire.

Zeki BOLADE 

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