La Confédération africaine de football (CAF) a publié dans la nuit de mercredi à jeudi une série de sanctions à la suite des incidents ayant émaillé la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc (1-0 après prolongation), disputée le 18 janvier au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Plusieurs joueurs, staffs techniques et fédérations ont été visés.
Pape Thiaw lourdement sanctionné
Le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, est le plus durement touché. Accusé d’avoir ordonné à ses joueurs de quitter la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc, le technicien de 44 ans écope de cinq matchs de suspension dans les compétitions CAF pour « comportement antisportif, violation des principes de fair-play et atteinte à l’image du football ». Il devra également s’acquitter d’une amende de 100 000 dollars.
Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont, eux, été suspendus deux matchs pour comportement antisportif envers l’arbitre Jean-Jacques Ndala.
Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont, eux, été suspendus deux matchs pour comportement antisportif envers l’arbitre. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a également été sanctionnée avec un total de 615 000 dollars d’amendes :
300 000 $ pour le comportement des supporters, 300 000 $ pour celui des joueurs et du staff, 15 000 $ pour les cinq cartons jaunes reçus lors de la finale.
Le Maroc également sanctionné
Côté marocain, Achraf Hakimi a été suspendu deux matchs CAF, dont un avec sursis, pour comportement antisportif, après avoir lancé une serviette hors du terrain. Ismaël Saïbari écope, lui, de trois matchs de suspension et d’une amende de 100 000 dollars pour avoir intimidé le gardien sénégalais Yehvann Diouf.
La Fédération marocaine a été condamnée à 315 000 dollars d’amendes soit 200 000 $ pour le comportement des ramasseurs de balles, 100 000 $ pour l’envahissement de la zone VAR par des joueurs et membres du staff,
15 000 $ pour l’utilisation de lasers par des supporters.

Réclamation rejetée
La réclamation déposée par le Maroc concernant l’interruption du match a par ailleurs été rejetée. Au final, la CAF a lourdement sanctionné les différents protagonistes d’une finale marquée par de fortes tensions, rappelant sa volonté de défendre l’image et l’intégrité du football africain.
Martial SEHOMI