C’est la fin d’un rêve pour tout un continent. Le Mamelodi Sundowns, dernier représentant africain encore en lice, n’a pas su franchir l’obstacle Fluminense ce jeudi au Mondial des clubs 2025. Un match nul frustrant (0-0) face au club brésilien a sonné le glas des ambitions africaines dans la compétition. Le bilan est sans appel : quatre clubs africains engagés, quatre clubs éliminés dès le premier tour. Une désillusion amère.

Sundowns, la dernière flamme éteinte
Ils y ont cru, ils y ont mis l’intensité, la volonté, le cœur. Mais cela n’a pas suffi. Opposés à Fluminense, les Sud-Africains de Mamelodi Sundowns, pourtant dominateurs (68% de possession, 3 tirs cadrés en début de match), se sont heurtés à un mur brésilien. Le gardien vétéran Fabio (44 ans !) a repoussé toutes les tentatives africaines, maintenant les siens à flot. Résultat : un score nul et vierge (0-0) qui profite aux Sud-Américains et condamne les finalistes de la dernière Ligue des champions africaine. Une élimination cruelle, au goût d’inachevé.
Un zéro pointé pour l’Afrique

Ce revers marque la fin d’un parcours globalement décevant pour les représentants du continent. Pourtant, les espoirs étaient fondés sur la qualité des clubs engagés.
- Al Ahly, monstre sacré du football africain, a déçu. Incapables de gagner le moindre match, les Égyptiens ont été dominés par Palmeiras (2-0), accrochés par l’Inter Miami (1-1) et tenus en échec dans un festival offensif contre Porto (4-4). Trop peu pour une institution de leur rang.
- L’Espérance de Tunis avait pourtant bien débuté avec un succès notable contre Los Angeles FC (1-0). Mais le rêve n’a pas duré. Deux défaites nettes contre Flamengo (2-0) et Chelsea (3-0) ont vite calmé les ardeurs.
- Wydad Casablanca, courageux mais malchanceux, a hérité d’un groupe de la mort. Battus par Manchester City (2-0) et Juventus (4-1), les Marocains ont été éliminés avant même leur dernier match, perdu contre Al Ain (1-2).

Un vrai chantier pour le football africain
Quatre clubs, une seule victoire pour chacun, aucune qualification. L’Afrique repart du Mondial des clubs sans gloire, mais avec beaucoup de leçons à tirer. Face à des adversaires mieux armés tactiquement, physiquement et collectivement, les formations africaines ont manqué de réalisme et de constance.
La désillusion est d’autant plus grande que le niveau du football africain n’a jamais été aussi compétitif sur le continent. Mais sur la scène mondiale, cela reste insuffisant. Des clubs ambitieux, oui, mais un manque criant d’expérience, de rigueur défensive et de gestion de la pression.

L’espoir malgré tout
Si le bilan est dur, il n’est pas pour autant désespérant. La marge de progression est réelle, les talents sont là, les structures s’améliorent. Mais il faudra plus que du potentiel pour exister dans un tournoi aussi relevé.
Le prochain rendez-vous mondial doit être préparé dès maintenant. Le football africain a besoin de croire, de construire, de se structurer. Car un jour, l’Afrique ne sera plus un simple invité au banquet mondial… mais bien un prétendant au titre.
Conste Sunday